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Compréhension du mot Logo ou la Parole

 
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MessagePosté le: Ven 8 Nov 2013, 06:54 am    Sujet du message: Compréhension du mot Logo ou la Parole Répondre en citant

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Il est impérieux que l’étudiant sérieux de la Bible arrive à une compréhension fondamentale du mot logos, qui est traduit par « Parole » en Jean 1 :1. La plupart des trinitaires croient que le mot logos renvoie directement à Jésus-Christ ; c’est ainsi que dans la plupart des versions de Jean, le mot logos est capitalisé et traduit par « Parole » ( quelques versions écrivent même Jésus-Christ à la place de ce mot dans Jean1 :1). Cependant une étude du mot grec logos montre qu’il apparaît plus de 300 fois dans le Nouveau Testament; et aussi bien dans la New International Version que dans le King James, le mot logos n’est capitalisé que sept (7) fois (et même ces versions ne s’accordent pas sur le point de savoir quand faut-il exactement capitaliser et à quel moment ne faut-il pas capitaliser le mot logos). Quand un mot apparaît plus de 300 fois et n’est écrit en majuscule que moins de 10 fois, il marque l’évidence que le moment où il faut le mettre en majuscule est la décision des traducteurs basée sur leur compréhension particulière des Ecritures.

Tel qu’il est utilisé à travers les Ecritures, le mot logos a une très large étendue de significations à travers deux lignes fondamentales de pensée. L’une est l’intelligence ou les produits de l’intelligence telle que « la raison » ( ainsi le mot « logique » est liée au mot logos) et l’autre est l’expression de cette « raison » telle qu’une « parole », un « dire », « un commandement » etc. La Bible elle-même démontre la large étendue de significations que le mot logos possède, et certaines façons dont il est traduit dans les Ecritures sont : récit, apparition, livre, commandement, conversation, éloquence, flatterie, doléances, entendu, instruction, affaire, message, ministère, nouvelle, proposition, question, raison, raisonnable, réponse, compte-rendu, règle, rumeur, dicton, dire, sentence, peine, parleur, parler, parole, histoires, légende, racontar, raconter, enseigner, témoignage, chose, choses, ceci, vérités, ce que, pourquoi, mot, mots.

N’importe quel bon lexique grec montrera aussi cette large étendue de significations (les mots en italiques sont les traductions de logos) :

Parler ; les mots que vous dites (Romains 15 :18 : « ce que j’ai dit, fait » (la New American Standard Bible, NASB (Louis Segond donne : « je n’oserais mentionner aucune chose »).
Une déclaration que vous faites (Luc 20 : 20(version NASB « ils pourraient l’avoir dans une certaine déclaration »< Louis Segond donne : « …lui tendre des pièges et saisir de lui quelque parole….
Une question (Matthieu 21 :24(version NASB : « je vous poserai aussi une question » < Louis Segond donne : « …. Je vous adresserai aussi une question »)
Prêcher (1 Timothée 5 :17 (version NASB: « plus précisément ceux dont l’œuvre est de prêcher et d’enseigner »
Commandement (Galates 5 :14(version NASB : « toute la loi entière est résumée en un seul commandement »< Louis Segond donne : « Car toute la loi est accomplie dans une seule parole »).
Proverbe, dicton (Jean 4 : 37 (version NASB « ainsi le dicton : un sème, et un autre moissonne » < Louis Segond donne : « … en ceci qu’on dit est vrai… »).
Message, instruction, proclamation (Luc 4 :32 (version NASB « son message avait de l’autorité »< Louis Segond : « … frappé de sa doctrine ; car il parlait avec autorité. »).
Assertion, déclaration, enseignement (Jean 6 : 60(version NASB : « c’est un enseignement difficile »
Le sujet de la discussion, l’affaire (Actes 8 : 21(version NASB : « Tu n’as aucune part ou portion dans ce ministère », Actes 15 : 6 : « Et les Apôtres…. se réunirent pour examiner cette affaire. », Louis Segond donne : « Il n’y a pour toi ni part ni lot dans cette affaire,.. », « Les Apôtres et les anciens se réunirent pour examiner cette affaire. »).
Révélation de Dieu (Matthieu 15 : 6(version NASB : « vous infirmez la Parole de Dieu »

Un compte, un calcul (Matthieu 12 : 36 (version NASB: « les hommes auront à rendre compte au jour du jugement. »
Un compte ou « affaire » dans un sens financier (Matthieu 18 : 23 : « Un roi qui voulut établir des comptes avec ses serviteurs », Philippiens 4 :15 : « l’affaire de donner et de recevoir. »
Une raison, un motif (Actes 10 : 29 (version NASB: « je demande pour quelle raison vous m’avez envoyer chercher. »

La liste ci-dessus n’est pas exhaustive, mais elle montre que le mot logos a une très large étendue de significations. De toutes les définitions et de toutes les manières dont le mot logos peut-être traduit, comment pouvons-nous décider de la signification du mot logos à choisir pour un verset quelconque ? Comment peut-on déterminer ce qu’est le mot logos dans Jean 1 :1 ? N’importe quelle apparition du mot logos doit être soigneusement étudiée dans son contexte afin d’obtenir la signification appropriée. Nous affirmons que le mot logos de Jean 1 :1 ne peut pas être Jésus.

Veuillez remarquer que « Jésus-Christ » n’est pas une définition lexicale de logos. La Parole n’est pas synonyme de Jésus, ou même du « Messie ». Le mot logos dans Jean1 :1 renvoie à la propre expression créatrice de Dieu__ Sa raison, ses buts, et plans, plus précisément quand ils sont ramenés en action. Cela se réfère à la propre expression de Dieu, ou communication de Lui-même. Cela est arrivé à travers Sa création ( Romains 1 : 19-20 : car ce qu’on peut connaître de Dieu est manifeste pour eux, Dieu le leur ayant fait connaître.

En effet, les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient comme à l’œil, depuis la création du monde, quand on les considère dans ses ouvrages. Ils sont donc inexcusables. »), plus précisément les cieux (Psaume 19). Cela est venu à travers la parole orale des prophètes et à travers les Ecritures, la parole écrite. Plus particulièrement et finalement, cela est arrivé à l’existence à travers son Fils (Hébreux 1 :1-2 : « Après avoir autrefois, et de plusieurs manières, parlé à nos pères par les prophètes,

Dieu, dans ces derniers temps, nous a parlé par le Fils, qu’il a établi héritier de toutes choses, par lequel il a aussi crée le monde, »

L’érudit trinitaire de renommée, John Lightfoot, écrit :

Le mot logos, indiquant alors, à la fois « la raison » et le « discours », était un terme philosophique adopté par le judaïsme alexandrien avant que Saint Paul ne se mît à écrire, pour exprimer la manifestation du Dieu invisible dans la création et le gouvernement du Monde. Il incluait tous les moyens par lesquels Dieu se fait connaître à l’homme. En tant que Sa raison, il indiquait Son but et, (ou) Son dessein ; en tant que Son discours, il impliquait Sa révéla- tion. Quand les docteurs chrétiens (enseignants de la Parole) ont adopté ce terme, ils l’ont exalté et fixé ses significations en l’attachant à deux idées précises et définies :

« la Parole est une personne divine », la Parole s’incarnait en Jésus-Christ. » Il est manifeste que ces deux propositions ont déformé matériellement tous les termes liés à l’idée du logos.

Il est important de noter que ce sont les « docteurs chrétiens » qui avaient attaché l’idée « d’une personne divine » à logos. Il est certainement vrai que quand le mot logos venait à être compris comme étant Jésus-Christ, la compréhension de Jean 1 :1 avait été déformée substantiellement. Lightfoot comprend correctement que la signification originelle de logos concernait la raison et le discours, mais pas « Jésus-Christ ». Norton développe le concept du mot logos comme étant la « raison » et écrit ce qui suit :

Il n’y a pas en anglais (français) de mot répondant au mot grec logos, comme employé ici [ en Jean1 :1]. Il est employé pour indiquer un mode de conception concernant la Divinité, connu au moment où Saint Jean avait écrit et intimement mêlé à la philosophie de son époque, mais depuis longtemps dépassée, et tellement étranger à notre manière de penser qu’il n’était pas facile pour nous de conformer nos intelligences à sa compréhension. Le mot grec logos, dans l’un de ses sens primaires, répondait presque à notre mot Raison. Le logos de Dieu était considéré, non dans son sens le plus strict, comme simplement la Raison de Dieu ; mais, sous certains aspects, comme la Sagesse, l’Intelligence, l’Intellect de Dieu.

Norton postule que peut-être que « la puissance de Dieu » devrait être une bonne traduction pour logos. Buzzard établit « le plan », « le but », ou « la promesse » comme trois traductions acceptables. Broughton et Southgate disent « les pensées, le plan, ou le but de Dieu, particulièrement en action. » Plusieurs spécialistes identifient le logos à la sagesse et la raison de Dieu.

Le logos est l’expression de Dieu, et est la communication de Lui-même, juste comme un « mot » est une expression externe des pensées d’une personne. Cette expression externe de Dieu est apparue maintenant à travers Son Fils, et elle est ainsi parfaitement compréhensible ; voilà pourquoi Jésus est « la Parole ». Jésus est une expression externe de la raison, de la sagesse, du but, et du plan de Dieu. Pour la même raison, nous appelons révélation « une parole de Dieu » et la Bible « la Parole de Dieu. »

Si nous comprenons que le logos est l’expression de Dieu Son plan, ses buts, sa raison et sa sagesse, il est clair qu’ils étaient en effet avec Lui « au commencement ». Les Ecritures disent que la sagesse de Dieu était « depuis le commencement » (Proverbes 8 : 23 : « J’ai été établie depuis l’éternité, Dès le commencement, avant l’origine de la terre. ») Il était très commun en écriture hébreu de personnifier un concept tel que la sagesse. Aucun juif de l’ancien temps lisant les Proverbes n’aurait pensé que le sagesse de Dieu était une personne séparée, quand bien même elle eut été peinte comme telle dans les versets tels que Proverbes 8 : 29-30 : « Lorsqu’il donna une limite à la mer, Pour que les eaux n’en franchissent pas les bords, Lorsqu’il posa les fondements de la terre.

J’étais à l’œuvre auprès de lui, Et je faisais tous les jours ses délices, Jouant sans cesse en sa présence, »

NASBverset 30 : « …Quand il posa les fondements de la terre, j’étais [ la sagesse] l’artisan à ses côtés. »

La plupart des lecteurs juifs de l’évangile de Jean seraient familiers avec le concept de la « Parole de Dieu » étant avec Dieu comme il travaillait à amener Sa création à l’existence. Il y a une œuvre manifeste de la puissance de Dieu en Genèse1, comme Il amène Son plan à la concrétisation en parlant des choses à être. Les Targums sont bien connus pour décrire la sagesse et l’action de Dieu comme Sa « Parole ». Ceci est particulièrement important à noter parce que les Targums sont des traductions de l’Araméen et des paraphrases de l’Ancien Testament, et l’Araméen était la langue parlée de beaucoup de juifs à l’époque de Jésus-Christ. En rappelant qu’un Targum est habituellement une paraphrase de ce que le texte hébreu disait, notez comment les exemples suivants attribuent l’action à la parole :

Et la parole du Seigneur était l’aide de Joseph (Genèse 39 : 2)
Et Moïse amena le peuple à rencontrer la parole de l’Eternel (Exode 19 :17)
Et la parole du Seigneur accepta la face de Job (Job 42 : 9).
Et la parole du Seigneur ria d’eux avec mépris (Psaume 2 : 4).
Ils croyaient au nom de Sa parole ( Psaume 106 :12).

Les exemples ci-dessus démontrent que les juifs étaient familiers à l’idée de la Parole de Dieu se réfère à Sa sagesse et son action. Ceci est particulièrement important à noter parce que ces juifs étaient foncièrement monothéistes, et ne croyaient en aucune manière en un « Dieu triple. » Ils étaient familiers aux idiomes de leur propre langue, et comprenaient que la sagesse et la puissance de Dieu étaient personnifiées comme étant « la parole. »

Les juifs parlant le grec étaient aussi familiers avec la force créatrice de Dieu comme étant désignée par « la parole. » J.H. Bernard écrit, « Quand nous partons de la Palestine à Alexandrie [Egypte], de la littérature hébreu sapiential [ sagesse] à celle qui était écrite en Grec, nous trouvons cette sagesse créatrice identifiée au logos Divin, Hébraïsme et Hellénisme arrivant alors en contact. » Un exemple de ceci se trouve dans un livre Apocryphe connu comme la Sagesse de Salomon, qui dit, « Ô Dieu de mes pères et Seigneur miséricordieux qui a fait toutes choses par ta parole (logos) et par ta sagesse as formé l’homme… » (9 :1). Dans ces versets la « parole » et la « sagesse » sont aperçues comme la force créatrice de Dieu, mais sans être une « personne. »

Le logos, qui est le plan, le but et la sagesse de Dieu, « devint chair » ( venaient en concrétisation ou existence physique) en Jésus-Christ. Jésus est « l’image du Dieu invisible » (Colossiens1 :15) et Son émissaire en chef, son représentant et son agent. Parce que Jésus avait parfaitement obéi à son Père, il représente chaque chose que Dieu devrait communiquer sur lui-même à une personne humaine. Comme tel, Jésus pouvait dire, « Si tu m’as vu, tu as vu le Père. » ( Jean 14 : 9). Le fait que le logos « devint » chair montre qu’il n’avait pas existé de cette manière auparavant. Il n’y a pas de préexistence de Jésus dans ce verset sinon que son existence « figurée » comme plan, but ou sagesse de Dieu pour le salut de l’homme. Ceci est aussi vrai avec la parole écrite. Il n’y avait pas de préexistence comme un « livre esprit » quelque part dans l’éternité passé, mais elle est arrivée à l’existence quand Dieu donna la révélation au peuple et ils l’ont écrite.

La dernière expression dans le verset, que plusieurs versions traduisent par « et la Parole était Dieu » ne devrait pas être traduite de cette manière. La langue grecque utilise le mot « Dieu » (du Grec theos) pour se référer aussi bien à Dieu qu’aux autres autorités. Celles-ci incluent le Diable (2 Corinthiens 4 : 4 : « Pour les incrédules dont le dieu de ce monde a aveuglé les intelligences… »), les dieux moindres (1 Corinthiens 8 : 5 : « Car, s’il est des êtres qui sont appelés dieux, soit dans le ciel, soit sur la terre, comme il existe réellement plusieurs dieux et plusieurs seigneurs, ») et des hommes d’une grande autorité (Jean 10 : 34 : « Jésus leur répondit : N’est-il pas écrit dans votre loi : J’ai dit : Vous êtes des dieux ?

Si elle a appelé dieux ceux à qui la parole de Dieu a été adressé, et si l’Ecriture ne peut-être anéantie, » et Actes 12 : 22 : « le peuple s’écria : Voix d’un dieu, et non d’un homme ! ») A l’époque où le Nouveau Testament était écrit, les manuscrits grecs étaient écrits en lettres capitales. Les lettres en gros et en petit caractère n’étaient pas mélangées comme nous le faisons aujourd’hui. Ainsi, la distinction que nous faisons aujourd’hui entre « Dieu » et « dieu » ne pouvait pas se faire, et le contexte devenait le juge pour déterminer le sens à donner à « THEOS ».

Bien que le contexte soit l’arbitre final, il en est presque toujours dans le Nouveau Testament que quand « Dieu » se réfère au Père, l’article défini apparaît dans le texte grec ( cet article ne peut-être vu que dans le texte grec, il n’est jamais traduit en Anglais). Les traducteurs sont généralement très sensibles à cela. La différence entre theos avec ou sans article apparaît dans Jean 1 :1 : « Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu [ le theos], et la Parole était [theos] (Dieu) » Puisque l’article défini manque dans la deuxième apparition de « theos » (« Dieu ») la signification habituelle serait « dieu » ou « divin ». La New English Bible (La Nouvelle Bible Anglaise) obtient le sens de cette phrase en la traduisant comme ceci : « Ce que Dieu était, la Parole était. » James Moffat qui était un professeur de Grec et de l’Exégèse du Nouveau Testament à Mansfield ( à l’Université d’Oxford) en Angleterre, et l’auteur d’une bible bien connue, la Bible de Moffat, traduit la phrase de la manière suivante : « le logos était divin. »

Un explication très claire sur la manière de traduire theos sans article défini peut-être trouvée dans « Jésus tel qu’ils l’ont connu », de William Barclay, un professeur à Trinity College à Glasgow :

Dans un cas comme celui-ci nous ne pouvons pas faire autrement que d’aller dans le

Grec, qui est theos en ho logos. Ho est un article défini, « le », et on peut voir qu’il y a un article défini avec logos, mais pas avec theos. Quand en Grec deux noms sont reliés par le verbe « être », et quand les deux ont un article défini, alors l’un doit être complètement destiné à être identifié à l’autre ; mais quand l’un d’eux est sans article, il devient plus un adjectif qu’un nom, et décrit plus la classe ou la sphère à laquelle l’autre appartient.

Une illustration de l’anglais rendra cela clair. Si je dis, « le prédicateur est l’homme », j’emploie l’article défini à la fois devant prédicateur et homme, et de ce fait j’identifie le prédicateur avec une personne tout à fait définie que j’ai dans mon intelligence. Mais, si je dis : « le prédicateur est homme », j’ai omis l’article défini devant homme, et ce que je veux dire est que le prédicateur doit être classifié comme un homme, il est dans la sphère de l’homme, il est un être humain.

[ Dans la dernière phrase de Jean 1 :1] Jean n’a pas mis d’article devant theos, Dieu. Le logos, alors, n’est pas identifié comme Dieu ou avec Dieu ; le mot theos est devenu adjectif et décrit la sphère à laquelle le logos appartient. Nous aurions de ce fait à dire que ceci signifie que le logos appartient à la même sphère que Dieu ; sans être identifié avec Dieu, le logos à le même mode de vie et d’être que Dieu. Ici la New English Bible (La Nouvelle Bible Anglaise) trouve la traduction parfaite :

« Ce que Dieu est, la Parole est. »

Il est important de comprendre que la Bible n’était pas écrite dans le vide, mais avait été rapportée dans le contexte d’une culture et était comprise par ceux qui avaient vécu dans cette culture. Quelquefois, les versets qui nous semblent superflus ou difficiles à comprendre étaient cependant significatifs aux lecteurs de l’époque parce qu’ils étaient bien au fait de la culture et des croyances propagées par ceux qui les entouraient. Au premier siècle, il y avait beaucoup de croyances en concurrence dans le monde (et malheureusement , des croyances erronées dans la chrétienté) qui étaient en train de confondre les croyants sur les identités de Dieu et Jésus-Christ. Plusieurs siècles avant Jésus-Christ, et à l’époque où le Nouveau Testament était écrit, les croyances irrationnelles sur les dieux grecs avaient été transmises. Ce corps d’informations religieuses était connu par le mot « muthos », que nous appelons aujourd’hui « mythes » ou « mythologie. » Ce muthos, ces mythes, étaient souvent irrationnels, mystiques, et au-delà de toute compréhension ou explication. Plus on devient familier avec les mythes grecs, mieux on comprendra notre insistance sur leur irrationalité. Si l’on n’est pas familier avec eux, il serait d’une grande valeur de lire un peu sur le sujet. La mythologie grecque est une partie importante de la culture de base du Nouveau Testament.

Les mythes étaient souvent incompréhensibles, et néanmoins, largement acceptés comme la « révélation des dieux ». L’envahissement du muthos dans le monde gréco-romain du Nouveau Testament peut-être aperçu sortant de Nouveau Testament comme le bout d’un iceberg sur l’eau. Quand Paul et Barnabas avaient guéri un infirme à Lystre, le peuple avait estimé que les dieux sous une forme humaine étaient descendus, et le prêtre de Zeus était venu pour leur offrir des sacrifices. Pendant que Paul était à Athènes, il était dérangé dans cette ville à cause du nombre important d’idoles constituées de statues de divers dieux. A Ephèse, l’enseignement de Paul avait commencé à susciter de tumultes quand certains indigènes avaient réalisé que si sa doctrine se répandait , « le temple de la déesse Artémis serait discrédité, et la déesse elle-même qui était adorée dans toute la province d’Asie et le monde, allaient déchoir de sa majesté » (Actes 19 : 27). Il y a beaucoup d’exemples qui montrent qu’il y avait un muthos c’est-à-dire un corps de connaissance religieux qui était dans une large part incompréhensible à l’intelligence humaine, fermement établie dans les intelligences de certaines personnes communes à l’époque du Nouveau Testament.

Commençant plusieurs siècles avant Jésus-Christ, certains philosophes grecs travaillèrent à remplacer le muthos par ce qu’ils appelaient le logos, une explication raisonnable et rationnelle de la réalité. Il est évident que, dans l’écrit du Nouveau Testament, Dieu avait employé le mot logos, et non muthos, pour décrire sa sagesse, sa raison, et son plan. Dieu n’était pas venu à nous dans des expériences mystiques et des croyances irrationnelles qui ne peuvent pas être comprises : plutôt, il se révèle d’une manière qui peut raisonnablement être comprise et être argumentée de façon convaincante.

En complément du contexte culturel qui acceptait les mythes, à l’époque où l’évangile de Jean était écrit, un système de croyance appelé Gnosticisme était en train de prendre racine dans le christianisme. Le Gnosticisme avait beaucoup d’idées et de mots qui sont étranges et très difficiles à comprendre pour nous aujourd’hui ; ainsi, au risque de trop simplifier, nous allons décrire quelques principes de base du Gnosticisme aussi simplement que possible.

Le Gnosticisme avait revêtu beaucoup de formes, mais de manière générale les Gnostiques enseignaient qu’il y avait un être suprême et inconnu qu’ils désignaient sous le nom de « Monade ». Le Monade avait produit beaucoup de dieux, qui à leur tour, avaient produit d’autres dieux (ces dieux étaient appelés sous différents noms suivant leur position et leur puissance). L’un d’eux, appelé « Démiurge », créa la terre et fini par régner sur celle-ci comme un dieu très coléreux, méchant, et jaloux. Les Gnostiques croyaient que ce dieu méchant était le dieu de l’Ancien Testament, appelé « Elohim ». Le Monade envoya un autre dieu, « Christ », pour apporter une Gnose ( connaissance) spéciale à l’humanité pour l’affranchir de l’influence du méchant Elohim. Ainsi, un chrétien gnostique accepterait facilement qu’Elohim créa les cieux et la terre, mais ne serait pas d’accord pour admettre qu’il soit le Dieu suprême. La plupart des Gnostiques déclareraient qu’Elohim et Christ étaient en train de mal se comprendre l’un à l’égard de l’autre. Voilà pourquoi, il était si important pour Jean1 :1 de dire que le logos était avec Dieu, qui à première vue semble une déclaration totalement inutile.

L’ouverture de l’évangile de Jean est une expression merveilleuse de l’amour de Dieu. Dieu « veut que tous les hommes soient sauvés et arrivent à une connaissance de la vérité » (1 Timothée 2 : 4 version NASB. Il avait permis cette ouverture de telle sorte qu’elle révèle la vérité sur Lui et Son plan pour toute l’humanité, et de la même manière, qu’elle réfute l’enseignement Gnostique. Elle dit qu’au commencement il y avait le logos (la raison, le plan, la puissance), qui était avec Dieu. Il n’y avait pas un autre « dieu » existant avec Dieu, particulièrement, pas un dieu opposé à Dieu. En outre, le plan de Dieu était comme Dieu ; il était divin. Le plan de Dieu devint chair quand Dieu avait fécondé Marie.

Il y a des éléments de Jean 1 :1 et d’autres phrases de l’introduction de Jean qui non seulement remontent à l’œuvre de Dieu au temps de la création originelle, mais aussi présagent l’œuvre de Christ dans la nouvelle administration et la nouvelle création. Une note du commentateur de la Bible F.F.Bruce argumente pour l’interprétation suivante :

« Ce n’est pas par un hasard que l’évangile de Jean commence avec la même phrase Que le livre de Genèse1 :1, « Au commencement » introduit l’histoire de L’Ancienne création ; ici il introduit l’histoire de la nouvelle création. Dans les deux œuvres de la création l’agent est la parole de Dieu. »
_________________
Jean 1:14 Et la parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous.
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